Quand le Sahel est source d’opportunités !

Tout récemment rentrée des Africa Days de SOS Sahel organisés à Dakar au Sénégal, les 4 et 5 mai 2018, je souhaite partager mon enthousiasme sur les actions de l’ONG et les opportunités entrepreneuriales qui en découlent (évènement organisé par Irène Serot Almeras, Efiscens). SOS SAHEL c’est une ONG qui a 42 ans d’activité, créée en 1976 par le président Léopold Sedar Senghor et qui intervient dans le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur toute la bande sahélienne du Sénégal à Djibouti. Les points forts de l’ONG est une forte présence sur le terrain auprès de 1000 organisations.

L’important pour SOS SAHEL est de développer des systèmes agricoles durables en valorisant les productions locales. Et grâce à cela, quelles belles opportunités ! Quand on regarde le marché de la gomme arabique, au Tchad qui représente 30 % des revenus du pays ; Quand on regarde la richesse des Niayes au Sénégal, véritable jardin maraîcher du pays avec plus de 70 % de la production maraîchère ; Quand on regarde le marché du fonio, céréale traditionnelle du Mali et Sénégal de plus en plus prisée en Europe et USA car céréale sans gluten, on se dit que le Sahel regorge de belles opportunités de marché. Pour cela il y a des structures comme SOS SAHEL avec leurs partenaires comme Danone, Groupe Accor, Firmenich, Nexira, l’AFD, l’UE, le gouvernement princier de la principauté de Monaco et bien d’autres qui mettent en place des stratégies pour le maintien des productions, pour l’augmentation des rendements, pour limiter la désertification, pour lier les groupements de producteurs aux marchés export, etc.

 Filaos dans la zone des Niayes

Toute cette alchimie, je l’ai découverte aussi sur le terrain en rencontrant des producteurs de mangues qui peuvent augmenter leur revenu en étant liés à des exportateurs, en voyant les plantations de Filaos qui permettent de stopper la désertification et permettre la production maraîchère, en voyant les bénéfices des acacias blancs en terme de régénération des sols.

 Vers Lompoul, grâce à la fixation des dunes, les fruits et légumes continuent à être produits dans la zone

Et toute cette alchimie fonctionne aussi grâce à des entrepreneurs qui eux sont en bout de chaîne et recherchent encore souvent des financements pour lancer et faire grandir leur entreprise à partir des productions locales.  Que cela soit dans la transformation des céréales ou des fruits ou la production de beurre de karité ou encore l’export de fruits. La table ronde que j’ai modérée faisait bien ressentir l’importance du financement des partenariats afin que chacun dans la chaîne de valeur puisse bénéficier de ces opportunités. Les entrepreneurs doivent non seulement être inventifs en démontrant l’originalité et la solidité de leur business modèle, ils doivent aussi être innovants et patients pour trouver des solutions de financement. Car des outils financiers existent souvent mais les entrepreneurs ne savent pas toujours comment y accéder.

Marie-José Neveu Tafforeau

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